Abstract
Cet article examine le problème du travail pénitentiaire dans la perspective du travail décent, à travers une confrontation des normes pertinentes de l’OIT avec la règlementation douanière européenne. L’analyse propose une contextualisation de la « conditionnalité sociale » en ce qui concerne le thème du travail pénitentiaire pour montrer que la prise en compte du travail des détenus comme une pratique de concurrence déloyale, à rejeter a priori en tant que telle, peut, dans certaines circonstances, ne pas atteindre pleinement l’objectif d’assurer un équilibre entre les droits sociaux fondamentaux et le droit douanier.