Abstract
Les auteurs évaluent dans quelle mesure la loi péruvienne n° 31047/2020, qui accorde à la main-d‘œuvre domestique les mêmes droits et la même protection sociale qu'aux autres travailleurs, a réellement amélioré l'accès de ces employés à un contrat écrit et aux droits. À partir de données de l'enquête nationale auprès des ménages, d'entretiens et d'un groupe de discussion, ils constatent que les droits des travailleurs sont en grande partie restés théoriques, à la fois parce que l‘État ne fait pas respecter la loi et parce que les employeurs ne l'appliquent pas, une situation permise par la «déformalité» de la société péruvienne.