Abstract
Si le contenu de la législation du travail chinoise est en expansion, sa mise en application reste en retard. Depuis les années 1980, l’inspection du travail évolue en direction du modèle anglo-saxon, caractérisé par la fragmentation des services et des interventions réactives, sélectives et non coercitives. Ce modèle hybride provient de la greffe de réformes néolibérales sur le régime autoritaire hérité du léninisme. Pour faire respecter la loi de façon plus efficace, il faudrait intégrer coopération tripartite et dialogue social au processus de mise en application des normes et y impliquer une main-d’oeuvre organisée de façon indépendante.