Abstract
L'auteur recense les arguments avancés dans la littérature sur les liens entre un droit du travail indien prétendument «restrictif» et divers indicateurs économiques et sociaux. Il montre que les indicateurs de la législation utilisés dans le passé pour faire des comparaisons entre États sont entachés d'erreurs et ont été interprétés, à tort, comme des mesures de la flexibilité du marché du travail. Ces analyses présentent aussi des faiblesses sur le plan économétrique et semblent difficiles à répliquer au moyen d'indicateurs corrigés et actualisés. L'auteur fournit également des données témoignant de la dégradation de la situation des travailleurs du secteur manufacturier indien.