Abstract
Selon l’auteure, la contestation en juin 2012 par le groupe des employeurs de l’OIT du point de vue jusque-là généralement accepté sur l’exercice du droit de grève en vertu de la convention (no 87) sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical, 1948, méconnaît l’appréhension historique du cadre dans lequel s’inscrit cette convention. Elle montre que les mandants de l’OIT ont en permanence reconnu l’existence d’un droit positif de grève, qui est indissolublement lié au droit de liberté syndicale, et en est un corollaire incontournable. L’auteure analyse aussi le rôle des organes de contrôle de l’OIT en la matière.