Abstract
Les emplois à vie sont généralement présentés comme un trait dominant des marchés du travail de l'après-guerre, en recul aujourd'hui. L'auteur cherche à vérifier ces affirmations avec une nouvelle méthode, qui permet d'estimer, à partir de données transversales, la probabilité d'occuper un emploi à vie selon la cohorte de naissance. Il montre que cette situation n'a concerné en réalité qu'une faible proportion des travailleurs britanniques de l'après-guerre, avec des variations selon le groupe sociodémographique. En outre, si les emplois à vie ne disparaissent pas, les emplois de longue durée reculent chez les hommes des cohortes 1947–1966, notamment à cause d'une moindre stabilité des parcours professionnels plus tôt dans la carrière.