Abstract
L'auteur examine l'évolution de la relation entre le concept de discrimination dans le droit international du travail et la réalité des inégalités socio‐économiques au travail. Conçue au départ comme un principe juridique limité imposant de traiter àégalité des personnes dans des situations similaires, la non‐discrimination a étendu sa portée aux discriminations indirectes découlant de règles, normes ou pratiques neutres en apparence. L'extension s'est poursuivie pour traiter d'inégalités au travail touchant certaines catégories, du fait de contraintes structurelles marchandes, familiales ou communautaires, pour aboutir à une convergence entre législation et discrimination et recourir à la loi pour réduire les inégalités de classe et la pauvreté.