Abstract
Dans les années 1990, les villes chinoises ont ouvert les services municipaux au marché, une décision à l'origine de nombreux conflits sociaux. Les autorités locales ont alors cherché à harmoniser et à reréglementer les conditions d'emploi des travailleurs concernés. À partir de plusieurs études de cas sur les secteurs des taxis et de l'assainissement, à Wenzhou et Guangzhou, les auteurs constatent que celles-ci ont mobilisé trois stratégies à cet effet: la syndicalisation, l'action publique et la concentration. Cependant, l'institutionnalisation est restée limitée, et les conflits ont perduré, avec quelques nuances. Les auteurs concluent en comparant les stratégies décrites à celles institutionnalisées en Occident.