Abstract
Les inégalités et la pauvreté en Inde ont été beaucoup étudiées, mais sans guère d'attention au rôle du marché du travail. Pour y remédier, les auteurs examinent le phénomène des faibles rémunérations, avec son ampleur, ses caractéristiques et ses déterminants. Ils établissent un seuil absolu de gains au‐delà duquel les travailleurs ont un niveau de vie décent. Partant de microdonnées sur les ménages des salariés et des travailleurs indépendants, ils constatent qu'environ la moitié de la main‐d'œuvre indienne est mal rémunérée, ce qui dénote un grave déficit de «travail décent». Ils proposent des pistes pour élever les salaires et la productivité, donc les gains.