Abstract
Les Européens souhaitent-ils travailler moins ou plus? Quelle place le travail devrait-il occuper, à leurs yeux, dans la société? Les enquêtes montrent qu'ils accordent une grande importance au travail, mais qu'une partie d'entre eux souhaite voir celui-ci occuper une moindre place dans leur vie. Comment expliquer ce paradoxe? Trois hypothèses sont explorées en exploitant les principaux résultats des enquêtes internationales: l'étiolement des attentes à l'égard du travail, le fossé entre ces attentes et une réalité qui n'est pas satisfaisante, et enfin la volonté de dédier plus de temps à d'autres activités. Les auteures concluent par des suggestions politiques.