Abstract
W. Arthur Lewis, originaire de l’île de Sainte-Lucie, après avoir enseigné l’économie politique dans plusieurs universités et travaillé pour le système des Nations Unies dans les années cinquante, a poursuivi l’ensemble de sa carrière à Princeton. Le prix Nobel d’économie lui a été décerné en 1979, conjointement avec T. W. Schultz pour leurs travaux sur l’économie du développement. Il s’agit des conclusions d’une réunion d’économistes organisée en 1969 par le BIT pour le conseiller en matière de recherche lors du lancement du Programme mondial pour l’emploi. Les économistes se sont penchés sur de possibles causes macroéconomiques du chômage dans les pays peu développés: surpeuplement, restrictions aux exportations, surévaluation des monnaies, faible productivité du travail, trop forte propension à importer. Depuis, les choses ont beaucoup changé, mais certains de ces éléments restent présents dans le débat économique et sur le développement, notamment les questions des taux de changes et du rôle des échanges. On notera aussi la conclusion de sir Arthur Lewis, selon qui: «le problème trouvera sa solution dans la politique macroéconomique et non pas grâce à des expédients auxquels on a recours par-ci par-là»