Abstract
Les autrices explorent l'essor de la responsabilité sociale fondée sur les travailleurs (RSTr) comme moyen de combattre les violations des droits de la personne et des travailleurs dans les chaînes d'approvisionnement mondiales. Elles analysent l'Accord de Dindigul, qui vise à lutter contre la violence et le harcèlement liés au genre dans les chaînes d'approvisionnement de l'habillement et qui est né de l'initiative d'un syndicat indien indépendant, majoritairement composé de Dalits et dirigé par des femmes. À partir d'entretiens et d'une recherche documentaire, elles étudient la genèse de l'accord et ses singularités par rapport à d'autres dispositifs relevant de la RSTr, ainsi que ses interactions avec d'autres outils de gouvernance.