Abstract
Si l’effondrement du PIB consécutif à la crise économique mondiale de 2008 a nui avant tout à l’emploi des hommes, les politiques d’austérité auraient davantage affecté celui des femmes. L’auteure cherche à vérifier ce scénario dans huit pays européens, en décomposant la variation trimestrielle du taux d’activité et du taux d’emploi des femmes et des hommes à l’échelon sectoriel. Elle montre que l’association entre he-cession et she-austerity ne se confirme pas toujours, mais que les politiques d’austérité peuvent nuire à l’égalité des sexes et aux droits de la femme par d’autres mécanismes d’action, qu’elle répertorie et commente.