Abstract
Cet article analyse l’impact de la catastrophe de Bhopal (Inde) en 1984 sur les débats relatifs à la sécurité et santé au travail et à l’environnement au sein de l’Organisation internationale du travail (OIT), l’agence tripartite des Nations Unies chargée d’établir les normes internationales du travail. En réaction à l’influence croissante des multinationales dans les pays en développement, la guerre froide finissant et la mondialisation néolibérale, l’OIT a adopté plusieurs normes internationales du travail en matière de sécurité chimique, contenant pour la première fois une obligation — limitée — de protéger l’environnement.