Abstract
En 2010, un mouvement de protestations sociales a traversé la Chine. Afin de ramener le calme, les autorités de Shenzhen et du Guangdong ont repris les discussions sur leurs projets respectifs d’Ordonnance sur la consultation collective et de Réglementation sur la gestion démocratique des entreprises, pour les suspendre à nouveau face à la forte opposition des chambres de commerce étrangères. Les auteurs montrent comment les représentations étrangères, économiques ou diplomatiques, influencent la législation du travail en Chine méridionale. Deux facteurs sont déterminants: la position de leurs entreprises dans les chaînes mondiales de production et leurs modèles nationaux de relations professionnelles.