Abstract
Alors que la littérature sur les inégalités de genre en lien avec les res-tructurations d’entreprises porte sur le caractère discriminatoire des processus descendants, les autrices examinent si ces inégalités existent lorsque le plan de restructuration repose sur l’autosélection. À partir de l’exemple d’une compagnie aérienne et de l’utilisation de méthodes mixtes, elles constatent que les hommes sont plus susceptibles d’accepter un départ volontaire et moins susceptibles d’op-ter pour un temps partiel aidé. Ils sont plus sensibles aux incitations financières et mieux préparés à se reconvertir dans une activité secondaire, tandis que les femmes choisissent le temps partiel pour mieux concilier vie privée et vie professionnelle. Les restructurations semblent donc amplifier la précarité des femmes sur le mar-ché du travail, même dans le cadre de plans de départs volontaires.