Abstract
L'auteur étudie ici les prérequis à la réussite d'un système de négociation collective multiemployeurs dans les pays où le soutien institutionnel est défaillant. Il analyse les cas du Royaume-Uni, de la Nouvelle-Zélande et de l'Australie, trois économies de marché libérales qui ont conservé la négociation multiemployeurs dans certains secteurs, ou ont récemment tenté de la ressusciter. Les institutions «réglementaires» (législation) et «cognitives» (normes sociales) s'avèrent importantes pour que les acteurs des relations de travail accèdent au pouvoir et aux ressources leur permettant de soutenir la négociation multiemployeurs et que travailleurs et employeurs considèrent légitime cette forme de fixation des salaires.