Abstract
Cinq ans après la catastrophe du Rana Plaza, qui a causé la mort de 1 133 ouvriers du secteur de l'habillement en 2013, la plus haute juridiction du Bangladesh a abrogé l'Accord sur la sécurité incendie et bâtiments au Bangladesh, programme multipartite destiné à renforcer la protection des travailleurs de la branche. Dans cette analyse, fondée sur des documents d'archive et des observations ethnographiques, l'autrice montre que cette tentative de réglementation transnationale prometteuse a certes amélioré la sécurité dans les usines, mais qu'elle n'a jamais été complètement institutionnalisée sur le terrain. Un manque d'adhésion des employeurs, des travailleurs et des autorités expliquerait cet échec.