Abstract
Partant de recherches menées en Allemagne, au Danemark, en France, aux Pays‐Bas et au Royaume‐Uni, ainsi qu'aux Etats‐Unis, l'auteur montre que la proportion et la situation des travailleurs faiblement rémunérés dépendent des institutions nationales: salaire minimum, politiques actives du marché du travail, protection sociale et négociation collective. L'arbitrage entre emploi et salaires n'est pas incontournable, comme on le croit généralement: les politiques actives visant à l'autonomisation des individus et les institutions imposant des contraintes peuvent empêcher l'amélioration de la situation au bas de l'échelle salariale en aggravant le chômage, mais aussi réduire les inégalités.