Abstract
Malgré une abondante littérature sur les migrants et l’économie des plateformes, peu d’études les comparent de façon systématique avec la population non immigrée en tenant compte de leur diversité et de la variété du travail de plateformes. À partir de données issues d’une enquête représentative conduite dans 14 États membres de l’Union européenne, nous constatons qu’en moyenne les migrants ont une probabilité de travailler via des plateformes supérieure d’environ 20 pour cent à celle des non-migrants. Près de la moitié de cet écart s’explique par des caractéristiques sociodémographiques, mais les migrants les plus présents dans l’économie des plateformes sont ceux qui sont vulnérables en raison du groupe dont ils font partie et qui sont le plus pénalisés sur le marché du travail traditionnel.