Abstract
Tout salaire vital doit assurer, au‐delà de la simple subsistance, une certaine qualité de vie, y compris au travail, et une participation véritable à la sphère sociale et organisationnelle, soit la jouissance de potentialités ou «capacités». Toutefois, les liens entre revenu et capacités sont encore mal connus, et les salaires vitaux souvent fixés arbitrairement. En empruntant à la psychologie, aux théories du développement ou encore à la réflexion sur la gestion d'entreprise et les relations professionnelles, les auteurs proposent un outil d'analyse universel mais axé sur le contexte et formulent plusieurs propositions appelées à servir de base aux travaux empiriques nécessaires pour vérifier sa validité.