Abstract
En Inde, depuis les réformes économiques de 1991, les syndicats ont toujours moins d'influence sur les politiques adoptées et l'issue de la négociation collective. En se fondant sur des données recueillies dans l'État du Maharashtra, auprès de délégués de deux centrales syndicales, l'auteur cherche à vérifier si le «partenariat social», au sens de coopération avec l'employeur, pourrait permettre aux syndicats d'inverser la tendance et de servir plus efficacement les intérêts des travailleurs. Si la législation protectrice du Maharashtra semble propice à la concertation, les pratiques sur le terrain, l'indifférence des autorités et une jurisprudence défavorable réduisent les possibilités de bâtir un véritable partenariat social.