Abstract
À partir de microdonnées issues d'une enquěte iranienne sur le revenu et les dépenses des ménages, les auteurs examinent l'évolution de la fréquence de la suréducation entre 2001 et 2012, montrant ainsi que les diplômés du supérieur sont toujours plus nombreux parmi les travailleurs occupant un emploi peu qualifié en Iran. Ils établissent ensuite, à l'issue d'une analyse économétrique, que la suréducation menace davantage les femmes que les hommes et qu'elle est liée à l'expérience professionnelle par une forte corrélation négative. En outre, elle diminue la rémunération dans le secteur privé tout en produisant l'effet inverse dans la fonction publique.