Abstract
Les auteurs utilisent des données ethnographiques issues de deux enquêtes auprès de réfugiés syriens employés dans l'agriculture au Moyen-Orient (SyrianFoodFutures et From the FIELD) pour décrire les premiers effets de la pandémie sur cette population particulière. Ils montrent que les restrictions de déplacement et la perturbation des chaînes d'approvisionnement ont compromis l'activité et la sécurité alimentaire de ces migrants, en rappelant certaines données du contexte régional: l'ambiguïté juridique entourant le statut de réfugié, la dépendance de l'agriculture à la main-d'œuvre immigrée et une insécurité alimentaire endémique. Ils concluent qu'il ne suffira pas de régulariser la situation des réfugiés au travail pour empêcher leur exploitation.