Abstract
Les auteurs s’interrogent sur la validité de la loi d’Okun en Amérique latine. En s’appuyant sur plusieurs modèles économétriques, ils montrent que, dans la région, les fluctuations de l’activité économique influent moins sur les taux de chômage que dans les économies plus avancées, et que la relation chômage/production varie selon le pays. Cependant, même quand la relation d’Okun est faible ou inexistante, les variations cycliques nuisent à la qualité de l’emploi. Ces observations plaident pour l’adoption de mesures de lutte contre le chômage non plus générales mais ciblées sur des branches spécifiques, ainsi que pour une action en faveur de la qualité de l’emploi.