Abstract
Les auteurs analysent la qualité des emplois verts en France, en appliquant une définition des métiers verts ébauchée ces dernières années dans l’enquête française sur les forces de travail, qui constitue un vaste ensemble de données représentatives. Au moyen de techniques de régression et de classification, ils constatent que les emplois verts sont associés à une qualité d’emploi inférieure à celle des emplois non verts, en particulier pour les travailleurs peu qualifiés, qui touchent souvent des rémunérations plus faibles et disposent d’une sécurité socio-économique réduite. En revanche, la qualité d’emploi des travailleurs très qualifiés est plutôt meilleure que celle de leurs homologues occupant un emploi non vert, ou pas vraiment différente. Cette analyse met également en évidence l’hétérogénéité des emplois verts, qui peuvent être répartis en quatre groupes distincts avec des niveaux de qualité d’emploi variables, ce qui bouscule l’idée selon laquelle les emplois verts seraient invariablement de «bons» emplois.