Abstract
L'Espagne a connu en 2010 et 2012 deux réformes majeures du marché du travail. Celles‐ci reposaient sur l'idée qu'il suffisait d'accroître la flexibilité du travail et de décentraliser la négociation collective pour faire baisser le chômage (thèse de la flexibilité). Les auteurs estiment pour leur part que le comportement du chômage dépend largement de la demande et de la structure sectorielle de l'économie (thèse structurelle). Ils évaluent l'apport de ces deux hypothèses dans une analyse reposant sur des données de panel de niveau infranational. Leurs résultats tendent à infirmer la thèse de la flexibilité et font ressortir le rôle primordial des facteurs cycliques et structurels.