Abstract
Selon les auteurs, l'informalité en Amérique latine reflète le dysfonction‐nement des interactions entre les individus et l'Etat, ainsi que les lacunes de celuici en matière de redistribution et de biens et services collectifs. Il s'ensuit de faibles taux de contribution et de couverture pour la sécurité sociale; un non‐respect des réglementations fiscales, sociales et économiques; de faibles niveaux de recouvrement fiscal, d'application de la loi et de confiance dans l'Etat. Pour ces pays, tout le défi est de forger des contrats sociaux intégrateurs, fondés sur des consensus réalistes, compte tenu du cadre institutionnel et des normes sociales de chacun.