Abstract
Pour les institutions des Nations Unies, dont l’OIT, le travail soutenable contribue à l’avènement d’économies vertes et inclusives. Les autrices examinent si cette vision dominante est reprise ou remise en cause sur le terrain en s’appuyant sur une analyse décoloniale de discours concernant des communautés touchées par l’activité minière au Brésil et au Canada. Elles constatent que, alors que les conceptions décoloniales sont centrées sur le soin à la terre et aux personnes, la reconnaissance de la dépendance écologique, le respect de la vie et le travail reproductif, les visions dominantes du travail soutenable sont souvent instrumentalisées pour légitimer des pratiques incompatibles avec cette vision.