Abstract
Face à la mondialisation, les fédérations syndicales internationales et les entreprises multinationales ont cherché à protéger leurs intérêts par des «accords‐cadres internationaux», ou ACI. En modélisant les processus de négociation sous‐jacents, les auteurs montrent que ces accords n'aboutissent que si les deux partenaires présentent une aversion pour le risque et qu'ils tendent à favoriser celle des parties chez qui cette aversion est moins prononcée, les multinationales en l'occurrence, aux dépens des travailleurs. Les choses pourraient évoluer cependant si les syndicats parviennent, par une action transnationale, à déstabiliser les multinationales en menaçant leur réputation, rapprochant le niveau d'aversion pour le risque des deux interlocuteurs.