Abstract
L’estimation économétrique montre que la modération salariale et la diminution de la part du travail dans le revenu national réduisent la croissance de la productivité du travail. Ainsi, les réformes du marché du travail dictées par l’offre contribuent à réduire les gains de productivité, ce qui ne peut s’expliquer par l’afflux de maind’oeuvre faiblement productive, comme l’avance l’OCDE. En outre, déréglementation, licenciements facilités et rotation accélérée de la main-d’oeuvre freinent l’apprentissage et l’accumulation des connaissances dans les entreprises, ainsi que le modèle «routinier» d’innovation, dit «Schumpeter II». Enfin, la pertinence des lois de Baumol et Verdoorn est remise en question.