Abstract
Les théories du salaire d'efficience et de la formation du capital humain peuvent expliquer la forte rotation de la main‐d'œuvre dans les activités délocalisées. Cette hypothèse est vérifiée à partir d'un échantillon aléatoire stratifié de maquilas du nord du Mexique, site de délocalisation leplus ancien du monde. Les tests statis‐tiques indiquent une forte association inverse entre la rotation du personnel de production et le niveau de rémunération, ainsi que la formation du capital humain, cette dernière variable dépendant de la «génération de la maquiladora». Les auteurs exa‐minent ensuite les méthodes de gestion des ressources humaines selon les générations de maquiladoras.