Abstract
Ce texte analyse le recours aux normes de l’Organisation internationale du travail par les instances interaméricaines de protection des droits humains. Il traite des modalités de cet emploi et examine deux exemples phares, soit le droit à la liberté d’association et les droits des peuples autochtones. Il analyse aussi comment ces normes ont influencé les développements jurisprudentiels interaméricains récents relativement à certains droits économiques, sociaux et culturels. Cette méthode de référencement croisé est souhaitable et utile, permettant de fonder l’argumentaire des instances interaméricaines à même une interprétation émanant d’autorités spécialisées, tout en renforçant la crédibilité et la légitimité normative de même que la portée universelle de leurs décisions.