Abstract
Sur fond de vieillissement de sa population et de dépendance vis‐à‐vis d'une main‐d'œuvre étrangère peu qualifiée, Singapour connaît une stagnation du revenu des travailleurs à bas salaire qui compromet l'objectif d'une croissance profitant à tous. L'auteur plaide pour l'instauration d'un salaire minimum, sans remettre en cause le complément de revenu actuellement versé aux travailleurs peu rémunérés. Il réfute les objections à cette instauration et en précise les modalités. Il propose aussi des mesures pour renforcer le filet de protection sociale et garantir une croissance durable.