Abstract
Face aux limites, bien documentées, des indices de sécurité au travail habituels, axés sur la fréquence des incidents, et alors que la jurisprudence a fait valoir une obligation de diligence raisonnable de l’employeur, de nombreux cher-cheurs préconisent de mesurer, plutôt que les échecs, les ressources – ou capacités – qui font que tout se déroule de façon harmonieuse en temps ordinaire. Les auteurs proposent dans cet esprit un indice des capacités qui englobe six dimensions: la connaissance des enjeux de sécurité, celle des processus opérationnels, les moyens alloués, le suivi des risques, la mise en conformité et les garanties de sécurité.